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Ouagadougou devient, pour trois jours, le laboratoire numérique de l’Afrique de l’Ouest. Ouverte le 14 juillet, la quatrième édition du SIPEN-UEMOA rassemble plus de mille professionnels, une cinquantaine d’exposants et des délégations des huit États membres autour d’un même défi : transformer l’intelligence artificielle, les fintechs et la finance inclusive en moteurs de croissance régionale.
Le message politique dépasse l’événementiel. La Commission de l’UEMOA veut élaborer rapidement une stratégie communautaire d’intelligence artificielle, en s’appuyant sur les feuilles de route déjà adoptées par le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Cette convergence doit éviter la dispersion des investissements et favoriser le partage d’expertise, d’infrastructures de calcul et de données, tout en harmonisant la réglementation.
Pour le Burkina Faso, pays hôte, l’enjeu est double : valoriser un écosystème local qui innove malgré des ressources limitées et attirer des partenariats capables d’industrialiser les solutions. Les débats portent aussi sur la cybersécurité, la gouvernance des données et le financement des jeunes entreprises, trois conditions indispensables pour que l’IA ne reste pas un simple objet de démonstration.
La réussite se mesurera donc moins au nombre de stands qu’aux décisions prises après le salon. Une stratégie régionale crédible devra fixer des priorités, financer les talents, sécuriser les échanges et créer des marchés communs pour les solutions africaines. L’UEMOA tente ainsi de passer d’une addition d’initiatives nationales à une véritable politique de puissance numérique.
Source principale : LeFaso.net
Lien : https://lefaso.net/spip.php?article147847=
Date de publication vérifiée : 14/07/2026
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