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L'Algérie franchit une étape décisive dans sa stratégie de souveraineté technologique. Ce lundi 29 juin 2026, le Haut-Conseil scientifique de la diaspora a été officiellement installé à Alger. Objectif : fédérer les compétences algériennes expatriées dans des domaines stratégiques tels que l'intelligence artificielle, la transformation numérique, la sécurité, la santé et les énergies renouvelables. Une initiative ambitieuse qui vise à accélérer la transition du pays vers une économie de la connaissance.
La cérémonie d'installation a réuni des personnalités scientifiques de premier plan. Parmi les figures marquantes, on distingue un expert mondial de l'imagerie médicale par IRM, spécialiste du marquage cardiaque, ainsi que Belgacem Haba, surnommé « l'homme aux mille brevets ». Des chercheurs basés en Australie, aux États-Unis, en Suède et en France composent ce conseil, apportant une vision globale et résolument multidisciplinaire.
Cette initiative s'inscrit dans une dynamique plus large de modernisation du pays. L'Algérie entend ainsi capitaliser sur l'expertise de ses talents dispersés à travers le monde pour conseiller l'État sur des projets de développement essentiels. L'intelligence artificielle figure en tête des priorités, aux côtés de la sécurité numérique et du développement des énergies propres. Le conseil aura pour mission d'intégrer les dernières avancées scientifiques dans le tissu économique et académique local.
Cette approche rappelle les modèles adoptés par des nations comme Israël ou l'Inde, qui ont su transformer leur diaspora en levier de développement technologique. Pour l'Algérie, qui cherche à diversifier son économie et à réduire sa dépendance aux hydrocarbures, le pari est stratégique. En misant sur l'intelligence collective de ses cerveaux expatriés, le pays espère accélérer l'émergence d'un écosystème d'innovation compétitif à l'échelle africaine et méditerranéenne.
Les observateurs notent que cette initiative intervient dans un contexte où de nombreux pays africains multiplient les efforts pour structurer leur écosystème IA. Le Burkina Faso a récemment validé sa feuille de route nationale sur l'IA 2026-2030, le Rwanda a créé une agence dédiée, et le Zimbabwe a lancé sa stratégie nationale avec l'appui de l'UNESCO. L'Algérie choisit, elle, une voie fondée sur la mobilisation de sa diaspora scientifique, un atout démographique et intellectuel considérable.
Source
Titre original : "Le Haut-Conseil scientifique de la diaspora officiellement installé : L'Algérie fédère ses talents mondiaux"
Média : El Watan
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