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L’intelligence artificielle ne révolutionne pas seulement les multinationales de la Silicon Valley : elle gagne aussi les ateliers, studios et espaces culturels de Bobo-Dioulasso. Ce 8 juillet 2026, le directeur régional de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Guiriko, Boukary Malgoubri, a ouvert une session de formation destinée à 45 jeunes porteurs de projets culturels. Objectif : leur donner les clés du numérique et de l’IA générative pour mieux créer, produire et vendre leurs œuvres.


L’initiative s’inscrit en préparation des 10es Journées de promotion des industries créatives (JPIC), prévues les 24 et 25 juillet 2026 au Musée national de Ouagadougou. Organisée par la Direction générale de la culture et des arts, cette session est la 10e du genre depuis 2013. Elle a pris un tournant décisif cette année en intégrant l’IA dans les modules pédagogiques. Marketing digital, gestion simplifiée, comptabilité allégée, mais aussi usage de l’intelligence artificielle générative dans la création artistique : le programme vise à transformer les pratiques.
Pour Yaya Soura, directeur des arts et des industries culturelles, cette montée en compétence vise à « doter les participants d’outils permettant d’améliorer la gestion, la production et la commercialisation de leurs œuvres et services culturels ». En d’autres termes, l’IA devient un accélérateur d’autonomisation pour des acteurs souvent laissés en marge de la transformation numérique.

La démarche est doublement intéressante. D’abord, elle ne se limite pas à Bobo-Dioulasso : d’autres sessions sont annoncées à Koudougou et à Tenkodogo. Ensuite, elle place l’intelligence artificielle au service d’un secteur économique encore sous-exploité en Afrique, celui des industries créatives. L’art, la musique, le design, la mode ou le cinéma burkinabè peuvent ainsi gagner en visibilité grâce à des outils accessibles.

Au-delà du simple apprentissage technique, cette formation affirme une vision : l’Afrique doit être créatrice et pas seulement consommatrice de technologies. En permettant aux jeunes créateurs de maîtriser l’IA générative, le Burkina Faso montre que l’innovation peut émerger des territoires et des secteurs les plus variés. Le défi reste de convertir ces acquis en projets durables, structurés et inscrits dans une filière culturelle en pleine mutation.

 

Source : Pravda Burkina Faso / AIB

https://burkina-faso.news-pravda.com/world/2026/07/08/69675.html