Meta franchit une étape critique : Mark Zuckerberg développe son propre double numérique photoréaliste pour interagir avec ses 79 000 salariés. Plus qu’un chatbot, ce clone IA — entraîné sur sa voix et sa vision stratégique — vise à « aplatir la hiérarchie ».
Si l'innovation technique est indéniable, le projet interroge la nature même du leadership. Peut-on réellement "connecter" des équipes via une interface programmée ? Ce qui est présenté comme un outil de proximité pourrait s'avérer être un dispositif de contrôle managérial déshumanisant, remplaçant l'authenticité par un script optimisé.
L'exportation de ce modèle pose question, notamment en Afrique. Dans des écosystèmes où la confiance repose sur le contact direct et la "palabre" (l'échange humain réel), un avatar peut-il incarner l'autorité ?
Entre réduction des distances géographiques et érosion du lien social, la frontière est mince. Avant que cette norme ne s'impose, une question demeure : l'IA doit-elle assister le dirigeant ou le remplacer dans sa fonction la plus noble : l'humanité ?
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